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Quel traitement pour la question de l’apprentissage des fondamentaux ?

Si vous vous intéressez aux programmes des candidats à l’élection présidentielle concernant l’enseignement, cela ne vous a sans doute pas échappé : l’acquisition des savoirs fondamentaux est sur toutes les lèvres. Pour autant, si ce point fait consensus, on ne sait plus vraiment à quoi cela fait référence et ce que sont vraiment ces « savoirs fondamentaux ». Nous vous proposons dans cet article de creuser cette question.

 

I Que faut-il entendre lorsque l’on parle de « savoirs fondamentaux » ?

La question ressurgit de manière régulière dans le débat public. À travers celle-ci, c’est l’ensemble du système scolaire qui se retrouve questionné : quelle place et quelles missions pour l’école au sein de la société ? Quels savoirs doit-elle transmettre aux élèves ?

On peut considérer que les savoirs fondamentaux se concentrent autour de la formule « lire-écrire-compter » et sont travaillés durant le cycle 2 (CP-CE1-CE2) du parcours scolaire de l’enfant. Cette formule concentre l’essentiel de ce qui est attendu des élèves en fin de cycle 2 mais difficile de bien savoir ce qu’elle sous-entend. Voici donc quelques précisions complémentaires :

nuage de mots en forme d'arbre : sujet, écriture, complément, verbe, personne, français, vocabulaire, grammaire, langue, genre, lexique, orthographe, nombre, temps, règles, écrit, dictionnaire, expression, oral, syntaxe, phrase, conjugaison

  • En Français, l’élève doit être capable d’établir une véritable correspondance entre les sons, les mots et la graphie. Grâce à une bonne maîtrise du code linguistique, l’identification des mots s’automatise et la compréhension de la langue se développe, notamment par l’acquisition progressive d’un vocabulaire de plus en plus large. L’élève est capable d’élaborer des raisonnements grammaticaux qui ne sont pas de simples automatismes scolaires. Il peut ainsi produire un texte d’environ une demi-page en faisant bien attention à l’orthographe et à la construction grammaticale de ses phrases tout en se souciant d’être bien compris par son interlocuteur.
  • En Mathématiques, l’élève dispose de solides repères pour pouvoir interagir avec son environnement. Outre une bonne reconnaissance des solides usuels et la connaissance de quelques relations géométriques, il est capable d’utiliser, de comparer et d’estimer des données selon différents systèmes de mesures (longueurs, masses, contenances et durées).
    Ces connaissances impliquent une bonne maîtrise des nombres entiers et des nombres décimaux que l’élève est capable d’ordonner et de comparer. Les techniques opératoires des quatre types d’opérations sont acquises. L’élève devra être capable de manier les chiffres décimaux dans le contexte spécifique de la résolution de problèmes qui peuvent également engager des notions de proportionnalité linéaire ou faisant appel à un tableau, à un graphique.

A la fin du primaire, l’élève est donc déjà censé maîtriser un certain nombre de savoirs qui doivent lui permettre un développement cérébral construit autour de connaissances systématiques et structurées. Les enjeux scolaires se concentrent alors autour de l’importance que les enseignants et programmes accordent aux méthodes pédagogiques pratiquées et à la place des savoirs véritablement structurants. Où en est-on alors à propos de l’acquisition de ces fameux fondamentaux ?

 

II Que disent les enquêtes au sujet de l’acquisition des savoirs fondamentaux ?

De nombreuses enquêtes viennent étayer et appuyer la nécessité de repenser l’enseignement de ces savoirs. Les chiffres indiquent ainsi que 20% des élèves qui effectuent leur entrée au collège ne sont pas à l’aise avec les fondamentaux. 1 élève sur 5 arrive donc dans l’enseignement secondaire avec de véritables lacunes qui l’empêchent de progresser et donc d’être à l’aise avec l’ensemble des matières au collège.

En Français, l’enquête de la DEPP relative à la dictée (effectuée en 1987-2007 et 2015) indique que le nombre d’erreurs en orthographe sur une courte dictée a augmenté en passant de 10,6 erreurs en 1987 contre 14,3 erreurs en 2007 et 17,8 erreurs en 2015. Par ailleurs, on observe des difficultés toujours plus importantes pour appliquer les règles grammaticales. Enfin, on note également un fossé de plus en plus large entre les élèves : de moins en moins d’élèves font peu d’erreurs et de plus en plus cumulent les difficultés.

Ces résultats sont à mettre en parallèle de ceux obtenus par l’intermédiaire de l’enquête PIRLS de 2011 relative aux performances en lecture. De manière générale, le score moyen des élèves français reste stable entre 2001 et 2011 mais on note toutefois un accroissement de la part des élèves français dans le groupe des élèves les plus faibles au niveau européen. Plus précisément, on observe que les élèves français sont en plus grande difficulté lorsqu’il s’agit de rédiger un récit et plus la réponse attendue doit être élaborée, plus le taux de réussite à l’exercice est faible.

Le boulier est un abaque (outil servant à calculer) formé d'un cadre rectangulaire muni de tiges sur lesquelles coulissent des boules.Pour les mathématiques, les résultats sont également assez préoccupants. L’enquête CEDRE effectuée en 2014 met ainsi en lumière une très grande hétérogénéité de niveaux des élèves arrivant au collège et un lien de plus en plus important entre origine sociale et résultats scolaires.

Si les résultats moyens des élèves restent globalement stables, la part des élèves en très grande difficulté augmente de 1,3 points entre 2008 et 2014 en passant de 15 % à 16,3% de la population étudiée. Pour quasiment 1 enfant sur 5 à la fin du CM2, les techniques opératoires de l’addition et de la soustraction sont comprises mais la maîtrise des nombres est impossible en dehors d’automatismes scolaires simples.

Face à ces résultats d’enquêtes assez alarmants, diverses logiques, diverses visions de l’éducation se confrontent et en attendant, la situation continue à se dégrader pour une trop grande partie des élèves français. Quels diagnostics peut-on tirer de ces constats que dessinent les enquêtes et quelles réponses peut-on apporter pour permettre aux enfants d’acquérir des bases solides sur lesquelles ils pourront s’appuyer pour l’ensemble de leur parcours au collège ?

 

III Quels diagnostics et quelles réponses face à ces constats ?

Aux Cours Legendre à distance, nous constatons que les difficultés scolaires sont moins le résultat de déficits ou de retard des élèves que de la diminution significative des exigences des programmes de cours ou des méthodes pédagogiques utilisées. L’effacement progressif d’un solide enseignement de grammaire, l’utilisation de la méthode globale dans l’apprentissage de la lecture ou bien encore la préférence accordée à l’écriture scripte sont autant de phénomènes qui peuvent expliquer une difficulté croissante des élèves vis-à-vis des savoirs fondamentaux en français.

Une solide acquisition de ces savoirs fondamentaux ne peut s’effectuer qu’à travers l’utilisation de pédagogies explicites faisant la part belle à la répétition, au travail de dictée et d’analyse grammaticale pour le français, à la numération et au calcul mental pour les mathématiques. Nos programmes de cours de primaire s’inscrivent dans cette dynamique et sont conçus pour offrir des structures de connaissances très solides.

De plus, l’enseignement à distance, que ce soit en scolarité complète ou sur une matière en complément d’une scolarité en établissement, peut se révéler être une chance pour nos plus petits élèves. L’apprentissage se fait en effet à leur rythme : ce n’est pas l’élève qui s’adapte au rythme de l’école mais bien l’inverse. Ainsi, si votre enfant bute sur l’orthographe d’un mot ou bien encore sur une règle de grammaire qui lui reste obscure, vous pouvez prendre le temps qu’il vous faut pour que celle-ci soit bien acquise et construire ainsi progressivement ces savoirs dont il aura besoin durant tout son parcours scolaire.

Pour les élèves qui s’apprêtent à rentrer en classe de sixième, l’arrivée au collège est un véritable cap. Pour renforcer les acquisitions des élèves qui effectueront leur entrée au collège l’année prochaine, nous proposons un ouvrage intitulé « Les bases du CM2 – préparation au collège ».

Ce fascicule est construit autour d’une progression pédagogique de 24 semaines de travail et se structure autour des notions fondamentales attendues d’un élève à la fin du CM2 en français et en mathématiques. Chaque semaine de travail est découpée en deux leçons : une leçon pour chacune des deux matières représentant entre 1 et 2 heures de travail hebdomadaires. Les cours sont organisés de la façon suivante :

Préparation collège - Les bases du CM2

  • Une leçon de français avec un texte à étudier, un exercice de vocabulaire, un exercice d’orthographe, un exercice de conjugaison, un exercice de grammaire-analyse et un exercice de compréhension-expression.
  • Une leçon de mathémaiques avec un exercice de calcul mental, un exercice de numération, un exercice d’opérations, un exercice lié au système métrique, plusieurs problèmes et un exercice de géométrie.

Les corrigés des exercices sont fournis à la fin du manuel pour que votre enfant puisse éventuellement travailler en autonomie sur ce fascicule ou pour rassurer les parents sur d’éventuelles subtilités. Deux devoirs-bilans sont à nous renvoyer ; ils seront corrigés par nos enseignants pour garantir la bonne acquisition des savoirs fondamentaux. Les élèves de fin de primaire préparent ainsi une entrée en 6ème sereine d’un point de vue des acquisitions pédagogiques. Ce programme s’adresse également aux élèves ayant des difficultés en classe de sixième pour reprendre l’ensemble des bases du primaire.

Nous l’avons donc vu, la question des savoirs fondamentaux est une question brûlante dans l’actualité politique et éducative française, elle sera très probablement bien placée dans l’agenda du futur ministre de l’Education Nationale. Aux Cours Legendre à distance, nous maintenons notre exigence sur cette question pour garantir à nos élèves un apprentissage et des bases solides.

A très bientôt pour un nouvel article !