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TDAH : 5 pistes innovantes

Les TDAH[1] – troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité – toucheraient environ 5 % des enfants. Identifiés depuis la fin du XIXe siècle, ils sont également connus sous d’autres noms comme le syndrome d’hyperactivité ou l’hyperkinésie.

Ces troubles chroniques font souffrir l’enfant et sont bien difficiles à vivre au quotidien. Nous vous proposons ici cinq pistes intéressantes, testées avec succès par certaines familles et dont les effets bénéfiques ont été démontrés par des études scientifiques récentes.

Pas de remède miracle mais des idées pragmatiques à adapter selon chaque enfant !

 

1/ Canalisez les mouvements de l’enfant en position assise

« Reste tranquille et concentre-toi ! » : ces deux injonctions sont tout-à-fait contradictoires pour un enfant atteint de TDAH. En effet, devoir contrôler ses mouvements spontanés lui demande un tel effort qu’il ne peut pas se concentrer sur son travail. Il existe divers dispositifs permettant de limiter ce paradoxe :

  • Un système de pédalier à installer sous le bureau.
  • Un siège ergonomique (Activebase ou équivalent) : initialement conçu pour lutter contre les maux de dos, ce type de siège est recommandé par certaines associations de parents.
  • Ballon d’assise ou Swiss ball: économique, ludique, il plaît immédiatement aux enfants et leur permet de prolonger confortablement la position assise.

 

2/ Testez le neurofeedback à la maison

Le neurofeedback est une technique visant à apprendre à contrôler soi-même son activité cérébrale grâce à un retour (feedback) de visualisation de cette activité en temps réel. Les dernières avancées en intelligence artificielle permettent désormais de bénéficier de cette technique à domicile. Sur prescription médicale, le protocole de traitement est personnalisé selon le profil de l’enfant. Grâce à un appareillage médical disponible en location, l’enfant réalise des séances d’entraînement cérébral de 30 minutes environ, plusieurs fois par semaine.

Fruit d’une collaboration entre l’INRIA, institut national de recherche en sciences du numérique, et la société Mensia, ce dispositif prometteur nommé Mensia Koala fait actuellement l’objet d’une étude clinique du CHU de Montpellier.

 

3/ Adoptez un chien

Le lien entre la présence d’un compagnon animal et la sécrétion de l’ocytocine chez son maître est désormais avéré. Sous l’effet de cette hormone du bonheur, l’anxiété diminue et les traitements médicamenteux peuvent être revus à la baisse[2]. Aux États-Unis, les « therapy dogs[3] » deviennent même un véritable phénomène de société !

La faculté de Médecine de l’université de Californie a publié une étude mettant en avant les effets positifs de la thérapie par le chien pour réduire les symptômes du TDAH

Attention, il faut bien mesurer toutes les responsabilités qu’implique un chien avant de se lancer !

 

enfant tdah chien

 

4/ Favorisez le sommeil de votre enfant

Plus facile à dire qu’à faire ! La quantité de sommeil comme sa qualité sont bien souvent insuffisantes chez les enfants hyperactifs. Or le manque de sommeil exacerbe les symptômes : comment rester attentif lorsqu’on est fatigué ?

Les liens entre sommeil et TDAH font actuellement l’objet de nombreuses études contradictoires. Quoiqu’il en soit, il est démontré qu’une prise en charge des troubles du sommeil améliore la qualité de vie de l’enfant. C’est pourquoi de plus en plus de spécialistes préconisent des règles draconiennes : supprimer les écrans après le dîner, réserver le lit au sommeil, privilégier la relaxation… Sur avis médical, la mélatonine semble aussi efficace dans de nombreux cas.

 

5/ Adaptez la scolarisation aux besoins de l’enfant

C’est là un véritable challenge pour les familles. Certes, il existe au sein de l’Éducation nationale des dispositifs d’accompagnement personnalisé mais leur mise en œuvre se heurte souvent à la réalité des classes surchargées et du manque de moyens.

L’école à domicile présente l’avantage de s’adapter au rythme de l’enfant. Les sessions de travail peuvent être fractionnées et planifiées aux moments de la journée où son attention est la plus soutenue. L’apprentissage devient plus aisé et les résultats s’en ressentent.

Témoignage de Christelle, maman de Kelyan, 13 ans :

« Quitter l’environnement de l’école « normale » lui a permis d’avoir moins d’appréhension de la journée d’école avec son lot de contraintes de devoir rester assis alors que son attention ne suivait pas et de supporter le regard des autres et leurs railleries. Kelyan avait besoin de prendre confiance en lui. L’école à la maison l’y a aidé ! ».

 

Les parents font preuve chaque jour de créativité et d’adaptabilité pour accompagner au mieux leur enfant : à chacun d’inventer ses propres solutions face à ces troubles complexes.

 

[1] Selon la CIM (Classification internationale des maladies), les TDAH sont définis comme « un ensemble de troubles caractérisés par : un début précoce ; l’association d’une activité excessive et désorganisée, d’une inattention marquée et d’un manque de persévérance dans les tâches ; la présence de ces caractéristiques comportementales dans de nombreuses situations et leur caractère persistant ».

[2] Étude clinique menée en 2016 à l’hôpital de Torrejón en Espagne.

[3] Chiens de thérapie.

 

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